A moins d’être parti en retraite dans une grotte dernièrement, chaque français sait que François Hollande sera à partir du 15 mai, minuit, le nouveau président de la république française. Si vous êtes revenu de la jungle depuis 3 minutes, que la première chose que vous ayez faite en arrivant chez vous est de vous rendre sur cette page (Oui, j’ai 2 followers sur Twitter !), je me dois de préciser que Nicolas Sarkozy, président sortant, était le dernier candidat face au représentant socialiste.
Pourquoi écrire cet article ? Les jeux sont faits. La gauche retrouve le pouvoir « suprême » après 17 ans de présidence à droite. Depuis ce dimanche 6 mai, 20h, à la télévision (TF1, France Télévisions, M6, tous les mêmes…En ces temps, la formule est de circonstance), radio, au bureau, Internet (surtout les réseaux sociaux) j’ai entendu, vu et lu un flot de conneries magistral.
Nicolas Sarkozy : un dernier discours empreint d’émotion
Aux alentours de 20h15, Nicolas Sarkozy s’est avancé sur l’estrade de la Mutualité à Paris pour son premier discours post-résultat devant des fans entièrement acquis à la cause UMP, à SA cause. Remerciant ses électeurs (et implicitement ses détracteurs), ses sympathisants, ses alliés, Nicolas Sarkozy a tout simplement remercié le peuple français de l’avoir porté au poste de président de la République. Humble dans la défaite comme dans la victoire (son discours prononcé immédiatement après sa victoire en 2007 était un modèle d’ode au rassemblement et à l’humilité), le président français est apparu ému, fatigué par 5 années de travail acharné, fier. Nicolas Sarkozy m’a conforté dans mon choix, dans mon vote.
Plus d’une heure plus tard, le futur nouveau président français s’est présenté devant sa ville pour prononcer son premier discours en qualité de dirigeant du peuple français. Dans le fond, j’ai trouvé ce discours de qualité, adressé à l’ensemble de l’électorat et teinté d’espoir ; sur la forme un peu long, manquant d’impact. Bien que n’ayant peu apprécié sa campagne (beaucoup classique : trop centrée sur « l’échec » du mandat de 5 ans du président sortant), je tiens à féliciter (bien qu’il s’en foute royalement [Hoho !]) François Hollande pour son élection. L’homme me parait sincère, honnête, bien plus que tous les pourris du PS dans les régions.
Une humilité peu partagée par les « militants » de l’UMP
Nicolas Sarkozy a appelé ses électeurs à respecter la gauche. Combien de personnes (surtout des jeunes) ont exprimé leur désir d’aller en Suisse ? Combien ont sifflé le nom de François Hollande lors du discours de la Mutualité ? Combien ne cessent pas de faire des blagues vaseuses, ultra reprises (une fois ça va, deux fois, ça peut aller, trois fois, je pense qu’il vaut mieux s’acheter un Piscou Magazine et feuilleter la rubrique « blague ») sur le nouveau président ?
Que tous ses jeunes partent en suisse comme s’ils allaient payer l’ISF ? En 2007 (et pendant les années suivantes), les sympathisants UMP, FN, PC, LO (JMMPP : je me mets plus près) n’ont cessé de railler la taille, son divorce… Pourquoi faire pareil ? J’ai du mal à croire en François Hollande même si j’ai voté pour lui au premier tour (Oui, certains montrent leur mécontentement en votant extrême, très peu pour moi) Malgré tout, j’espère qu’en 2017, lors de la nouvelle campagne présidentielle, François Hollande ne souffrira d’aucune contestation, qu’il aura réussi à redresser la barre et que le combat sera seulement une débat d’idées. Bonne chance monsieur le président.
La campagne des « autres »
Pour certains, la campagne présidentielle s’est arrêtée le 22 avril. Pourtant, je souhaite tirer mon chapeau à trois de ces 8 candidats éliminés dès le premier tour.
Jean-Luc Mélenchon a réussi à faire exister à nouveau qui depuis le 21 avril (oui eux aussi) n’était plus que l’ombre de lui-même. Pour avoir regardé pas mal de meetings sur Internet, à la télévision, celui de la Bastille du 18 mars est celui que je considère comme le plus marquant de cette campagne : autant sur le plan historique (le lieu choisi est clairement parfait), du discours et sur l’évènement dans la course à la présidentielle. Ce 18 mars a clairement institué le candidat du Front de Gauche comme personnage important pour ces élections.
Marine Le Pen. Son père est en guerre contre le pouvoir depuis plus de 40 ans maintenant, en une élection, sa fille a conquis une part de l’électorat supérieure à son prédécesseur. L’élève a dépassé le maître. Car son électorat n’est plus un vote seulement de contestation mais aussi d’adhésion. En récoltant environ 20% des votes au premier tour, elle a réussi à détenir une des clés de la course à l’Elysée. Son plan, ultra cohérent, pourrait très bien la mener au second tour des présidentielles de 2017 : voir la gauche au pouvoir pour diviser la droite. Cela pourrait très bien marcher vu que la relève de Nicolas Sarkozy n’est pas vraiment claire.
Dans une logique parfaite, « mélanger » les convictions de tout un chacun se présente comme la solution la plus censée. Pourquoi une des idéologies, qu’elle soit de gauche ou de droite détiendrait-elle la vérité absolue et une autre soit complètement dans le faux ? François Bayrou, depuis 3 élections présidentielles déjà, essaye tant bien que mal d’expliquer aux français à quel point son programme semble censé. Il m’apparait comme le politicien avec le plus de valeurs. Malgré son tiraillement entre droite et gauche, la montée des extrêmes, le candidat du MoDem réussit encore à recueillir une dizaine de pourcents d’électeurs. Moitié moins qu’en 2007, mais la concurrence était bien moins importante.
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Pour finir, je tenais à remercier le président, celui pour qui j’ai voté en 2007. Son dévouement est exemplaire et sur ces cinq dernières années au service de la France, à notre service, son énergie ne peut souffrir d’aucune contestation. Merci monsieur le président. Reposez-vous bien.


















